Peru, part one

Nous sommes fin août, les vacances d’été touchent à leur fin en France, quant à nous, nous quittons la Bolivie, des souvenirs plein la tête, direction le Pérou. Le passage de frontière est une formalité et le changement n’est pas flagrant ! Un nouveau tampon sur notre passeport plus tard nous arrivons à Puno d’où nous partirons le soir même pour Cuzco. Mais avant cela nous nous laissons tenter par une visite ultra touristique sur les îles flottantes du lac Titicaca, fierté péruvienne. Elles incarnent le genre de visite que nous fuyons, mais, pour éviter une énième partie de barbu dans une gare routière, nous cédons. Il existe près de 70 îles de ce type et celle sur laquelle nous avons débarqué semble être une pâle reconstitution d’un mode de vie quasi révolu, chant de bienvenue et vente forcée d’artisanat local chinois sont au rendez-vous. Seule la sensation du sol pas palpable est agréable. Nous avons hâte de rejoindre la terre ferme, plus particulièrement Thibaut car il est 15h et nous n’avons toujours pas mangé, ce qui le rend bougon et l’empêche de réfléchir. Pour palier à ce problème, nous choisissons de sacrifier un demi poulet bien dodu auquel Pauline et moi ne ferons pas grand mal pour la plus grande joie du ventre sur pattes qui nous fait face.
Nous tuons la fin d’après-midi devant le tournoi de foot de l’équipe 2 de Puno. Ici la taille du terrain est proportionnelle à la taille des joueurs et c’est sans complexe que le gardien échange de poste avec l’attaquant au beau milieu du match.

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L’arrivée à Cuzco est prévue à 4h30 du matin, nous avons rendez-vous avec notre couchsurfer dans deux jours, d’ici là il nous faut trouver un hébergement. C’est finalement l’hébergement qui nous trouvera puisque nous cédons au premier rabatteur à notre arrivée à la gare. Nous passons bien plus de temps que prévu à Cuzco, porte d’entrée du si célèbre Machu Picchu. Depuis longtemps nous hésitons, faut-il réellement aller au Machu Picchu ? Si proche du but nous nous résignons à y faire étape. Cependant, en marge du mythique site inca, il existe un site en tout ou presque comparable au Machu Picchu avec en prime la sensation d’exclusivité. C’est sur les conseils de Marion et Sylvain, rencontrés plus tôt en Bolivie, que nous décidons d’aller visiter les ruines encore quasi inexplorées de Choquequirao, surnommé l’autre Machu Picchu. Ni les cuzqueños ni personne ne vous dira le contraire, Choquequirao se mérite et inconsciemment nous repoussons un peu le départ en profitant un maximum de Cuzco : découverte de la ville, visite clandestine des ruines de Sacsaywoman et détente !
Nous campons deux jours durant dans le jardin de notre couchsurfer dresseur de condors, Albert. Nous partageons sa maison avec une dizaine d’autres personnes, chez lui pas de cuisine, chaque pièce est organisée tel un dortoir. Une usine à couchsurfer pour ainsi dire ! Albert et son frère travaillent dans un refuge pour animaux issus du commerce illégal ou rescapés du braconnage, nous allons leur rendre visite pour notre plus grand plaisir.

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La vie est douce mais il est temps de partir, nous consacrons notre dernière journée à Cuzco à la préparation du trek qui nous mènera jusqu’au Machu Picchu. Alors que nous laissons notre réchaud pour mort, Thibaut, à force de bricolage et de vidange réussit à le faire fonctionner ce qui nous assure à minima un repas chaud par jour. Nous profitons une dernière fois de la douche chaude et de nos lits douillets avant de quitter notre ville d’adoption pour une dizaine de jours. Nous ne pouvons plus faire demi tour, nous voilà partis.

Nous pourrions consacrer un article entier au trek de Choquequirao voire même un livre mais voici un condensé de nos aventures.

Non sans mal et sans arnaques, nous tentons de rejoindre San Pedro de Cachora, point de départ du fameux trek ! Nous prenons un mini bus depuis Cuzco direction Abancay, enfin presque ! Le trajet dure un peu moins de 4h, une éternité pour Pauline qui hérite d’une place peu stratégique, elle esquive en maitre les vomis qui viennent de l’arrière à chaque virage. A l’arrivée, nous sommes déposés en cambrousse Péruvienne, le taxi est désormais la seule option pour rejoindre Cachora. La journée est déjà bien entamée lorsque nous arrivons au village, nous décidons de passer la nuit ici pour attaquer de bonne heure le lendemain. Nos ventres gargouilles et nous entamons allègrement nos réserves de nourriture prévue pour la randonnée.

C’est le grand jour ! Cette première nuit en tente s’est avérée reposante, nous prenons la route en pleine forme, nos sacs à dos bien remplis sur les épaules. Arrivés à la première rivière nous découvrons notre pire cauchemar : les mosquos. Ils ressemblent à de petits moucherons, leur piqure ne se sent pas mais la démangeaison qui s’en suit est terrible. C’est badigeonné d’anti moustique que nous reprenons la route direction le col de Capuliyoc. Nous empruntons une piste poussiéreuse inintéressante durant une petite dizaine de kilomètres. Les voitures nous doublent, nous avons hâte d’en finir ! La chaleur commence à se faire sentir et la pause s’impose au col. Ici, nous nous délectons de nos sandwichs, Thibaut nous a même préparé des œufs cuits durs malheureusement nous avons oublié de lui rappeler la recette, nous mangeons donc des œufs cuits mous, voire pas cuits du tout. Nous consacrons l’après midi à la redescente vers le premier camping de Chikiska, 1000 mètres de dénivelé négatif nous attendent.

Nous repartons plus motivés que jamais mais pas pour longtemps. Chacun de nos pas soulève une quantité de poussière incroyable, la chaleur est écrasante et l’ombre vient à manquer. La descente est raide et nos genoux ramassent. A peine rendu à la moitié du sentier nous venons à manquer d’eau, nos gourdes sont à sec et nous conservons une toute petite quantité d’eau au fond d’une bouteille en cas d’urgence. Chaque coin d’ombre est prétexte à une petite pause pour récupérer. Nous sommes à bout, les propos de Pauline illustrent bien notre détresse, elle m’avoue avoir songé à croquer dans une tomate pour se réhydrater (ndlr : Pauline a peur des tomates, enfin elle n’a PAS PEUR, ça la met mal à l’aise). Nous trouvons une petite bouteille d’eau pleine sur le chemin, surement les dieux Incas qui nous viennent en aide ! Etalés sur le sol à notre arrivée au camping, nous envisageons de rester quelques jours ici.

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D’autant plus que la deuxième journée est apparemment la plus difficile, tout du moins pour les gens faisant l’aller retour à Choquequirao. Peu de personnes entreprennent la boucle jusqu’au Machu Picchu et encore moins sans mule, guide et cuisinier (sauf les français, allez savoir pourquoi !).
Cependant nous avons ce que les autres voyageurs n’ont pas : le temps. Nous nous promettons de prendre notre temps et de faire davantage d’étapes que celles initialement prévues. La boucle se fait d’ordinaire en 5 jours et nous prévoyons 7 jours.
Avant d’aller au lit, à 19h, nous cuisinons une quantité astronomique de riz ! Pauline s’enfile la casserole et quémande même auprès d’un autre français les restes de son riz blanc. C’est repus que nous mettons la viande dans le torchon !

Réveil en trombe à 5h45, nous voulons à tout prix éviter de grimper sous la chaleur accablante du milieu de journée. 40 minutes de descente nous séparent de la rivière où les choses sérieuses commencent : seulement 6 km de montée mais pas moins de 1400 mètres de dénivelé.
C’est la joue gonflée et anesthésiée par les feuilles de coca que nous entamons cette étape. Thibaut part en trombe pour en finir au plus vite, nous le retrouvons exténué quelques mètres plus tard. Pauline, sous coca, se transforme en warrior des Deux Alpes et prend la tête. Nous pensons également qu’elle perd la tête quand elle nous signale la présence d’un ours. Stupéfaits, nous constatons qu’elle a raison, là, à 50 mètres de nous un imposant ours à lunettes nous observe. Heureusement ce dernier prend la fuite.

Nous nous accordons une pause bien méritée à tiers chemin, l’occasion de remplir nos estomacs de l’ensemble de nos victuailles restantes. L’après midi sera longue et chaude, les bornes kilométriques défilent lentement mais après quelques heures de dures labeurs nous atteignons le sommet, pas peu fiers de nous. Nous plantons la tente rapidement et profitons du paysage incroyable sur l’ensemble de la vallée. Viens le deuxième moment favori de Thibaut, le repas (après les pauses), nous nous laissons tenter par un petit restaurant d’altitude, le plat est unique : frites, riz et œuf à cheval. Le premier repas équilibré d’une longue série…

La troisième journée sera de loin la plus reposante, nous parcourons les derniers kilomètres jusqu’aux ruines de Choquequirao. Nous sommes sans voix quand nous apercevons la cité au loin, perdue dans les hauteurs. Nous rencontrons Juan, le gardien du site, à qui nous passons le bonjour de Marion et Sylvain, ce qui nous vaudra un gros câlin chacun, surtout Pauline et moi à vrai dire. Une fois notre campement installé sur les terrasses incas qui servent de camping, nous partons à la découverte d’une partie de Choquequirao. Nous sommes seuls, nous jouons aux explorateurs, grimpons sur les murs et apprécions le cadre exceptionnel du site.

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A notre retour, la mauvaise nouvelle tombe, impossible d’acheter quoi que ce soit ou de manger sur place, Thibaut blêmit à l’idée de sauter un repas. A la nuit tombée nous croisons Juan et c’est en petit malheureux que nous retentons notre chance, il revient quelques minutes plus tard avec une marmite de riz et de sauce particulièrement délicieuse. Tellement délicieuse que Thibaut décidera de tout rendre dans la nuit.
Le réveil retentit à 6h du matin, nous ne le savons pas encore mais c’est la plus grosse journée de marche qui nous attend, bien pire que les précédentes, nous n’arriverons pas avant la nuit au prochain campement.
A l’aube, nous explorons la partie haute des ruines de Choquequirao. Depuis le mirador nous apercevons le sentier qu’il nous faudra emprunter le long des canalisations Incas. Cette portion s’avère bien plus escarpée qu’elle n’en avait l’air, la végétation luxuriante a repris ses droits et la machette de Thibaut ne serait pas de trop. Une fois le sommet atteint, nous prenons la direction du rio Claro, 1400 mètres plus bas, où nous pensons passer la nuit. La végétation s’amoindrit à mesure que l’altitude diminue, la température, elle, augmente et par conséquent les moustiques refont surface. Nous passons de la Jungle au désert, dans une sérénité toute relative. Mon genou gauche fait des siennes en descente depuis la veille, chaque pas est une épreuve et bientôt je me retrouve dans l’impossibilité de plier la jambe. Thibaut prend pitié et mon sac par la même occasion. Nous croisons un premier camping, la logique aurait voulu que nous nous y arrêtions mais nous choisissons de continuer jusqu’à la rivière.
Arrivés au bord de l’eau, c’est la désillusion. L’emplacement de camping ne nous permet pas de planter la tente et nous sommes assaillis par ces moucherons assoiffés de sang. C’est contraint et pas forcés que nous décidons de nous rendre au prochain camping. Nous attendons 16h que la température soit plus clémente et entamons l’ascension de plus de 1100 m de dénivelés.

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Plus soudés que jamais, nous escaladons ce flanc de montagne, un pedibus funiculaire se met en place et nos jambes avancent machinalement. Nous trouvons même la force de râler par moment, les nerfs commencent à lâcher et les fous rires sont davantage liés à la fatigue qu’à la qualité de nos interventions. A 18h la nuit tombe, à 18h30 nous n’y voyons plus rien, nous partageons une lampe frontale pour 3 et les sentiers sont parfois à pics. Nous espérons avoir marché suffisamment vite pour que le camping ne soit plus très loin. Il est un peu plus de 19h quand nous arrivons, exténués, nous rions nerveusement en nous débarrassant de nos sacs qui semblent peser le triple de leur poids.
Aucun de nous ne réussira à trouver un sommeil profond cette nuit là, nous attendons patiemment que le réveil sonne. Si tout va bien nous serons ce soir à Yanama et cela marquera la fin du trek. Nous prenons des forces avec un petit déjeuner bien local : des frites, du riz et un œuf à cheval, la quantité prime sur la qualité !
Nous espérons atteindre le col de San Juan trônant 1200 mètres plus haut, à plus de 4150 mètres d’altitude en début d’après midi. Nous sommes devancés par les arrieros et leurs mules qui transportent l’ensemble des bagages des autres randonneurs. Ces premiers s’égosillent après leur mule – dans un langage inconnu s’apparentant à celui d’un sims en colère – pour tenter de les faire avancer plus vite.
Quant à nous, l’altitude et la fatigue intensifient les débats et favorisent les confidences. Thibaut se demande si une chenille votant CPNT peut devenir un papillon votant EELV ? Pour ma part j’avoue écouter Laurent Voulzy de temps à autre…
Nous sommes enfin au col et au loin nous apercevons Yanama, nous restons quelques temps à contempler la vallée, le temps de dévorer une petite portion de pâte chacun. D’ici nous devinons quasiment l’ensemble du trajet réalisé en seulement 5 jours.
La redescente s’effectue dans la joie et la bonne humeur, bien plus rapidement que nous le pensions. Le PSSSHHHTT de la bière de la victoire que nous savourons au camping de Yanama nous comble de bonheur.
Le soir, dans la cuisine, nous apprécions notre dernier repas typique : frites, riz et œuf à cheval. Des dizaines de cochons d’inde courent sous nos pieds en attendant d’être mangés. Pensant bien faire j’essaye d’en attraper un pour le câliner, plus apeuré que jamais ce dernier tentera de se suicider, en vain. Thibaut avait raison, on ne joue pas avec la nourriture !
C’est fini, nous sommes dans un minibus direction Santa Teresa, plus proche que jamais du Machu Picchu. Mais avant de s’attaquer à cet emblème touristique l’ambiance est à la détente. Nous passons l’après midi dans les sources d’eau chaude de Santa Teresa, après plus de 5 jours sans douche, la trempette était nécessaire. Nous remarquons une championne, une randonneuse avec un sac à main en guise de sac à dos. Nous prenons un malin plaisir à nous moquer gentiment. Les moustiques se vengeront d’elle et nous serons victime d’une énième attaque musclée. Thibaut s’en sort avec plus de 500 piqûres au bas mot !

Alors que nous pensions rejoindre notre auberge après avoir englouti le poulet frit dont Thibaut rêvait ; sans raison aucune, Pauline se fait attaquer par un caniche enragé. C’est Drei, un péruvien, qui viendra à son secours. Il en profite pour nous vendre un parcours de tyrolienne à travers les montagnes voisines, il ne faudra pas longtemps pour nous convaincre ; nous avons rendez-vous le lendemain matin. Nous logeons chez Ismaël, passionné des Incas et de la culture péruvienne, nous échangeons longuement avec lui cette soirée là. Il nous délivre de nombreuses informations sur les incas et, grâce à ses anecdotes aussi passionnantes qu’alambiquées, nous retrouvons le goût d’aller visiter le Machu Picchu.

De bon matin nous traversons une foret jonchée d’avocats et de fruit de la passion qui poussent tels de la mauvaise herbe dans cette région, nous arrivons au point de départ de la plus longue et plus haute tyrolienne d’Amérique du Sud. Nous sommes un groupe de 5 personnes, dont la randonneuse avec son sac à main ! Nous dévalons les 2,5 km de tyrolienne les doigts dans le nez et la tête à l’envers ! Et ce, dans un temps record puisqu’à peine deux heures plus tard nous sommes déposés à Hydroelectrica d’où nous comptons rejoindre le village d’Aguas Calientes. Une fois n’est pas coutume notre étourderie nous rattrape, l’appareil photo est resté dans le sac de Julio, notre accompagnateur pour la tyrolienne. Demi tour ! Thibaut prend un taxi en sens inverse et Pauline et moi attendons sagement. Une heure, deux heures, le temps commence à être long… De son coté Thibaut trouve le chemin long, 20 km bonus au compteur de Thibaut qui n’a pas trouvé de taxi pour le retour ! Une fois réunis, l’appareil photo autour du cou, nous entamons les 12 km menant jusqu’à Aguas Calientes, village entièrement conçu pour les touristes se rendant au Machu Picchu. Ca tombe bien nous sommes des touristes et nous allons au Machu Picchu !
Ce village est accessible uniquement en train dans le but de réguler le flux de visiteurs sur le site. Et le prix est dissuasif, le train depuis Cuzco ne coûte pas moins de 100 dollars, quant au train reliant Hydroelectrica à Aguas Calientes, son tarif pourrait faire passer la SNCF pour une compagnie low cost puisqu’il vous en coutera 28 dollars aller simple pour à peine 12 kilomètres de distance.
Le sentier longe la voie de chemin de fer et cette portion nous paraît une éternité. La ville d’Aguas Calientes ne fait pas office de récompense tant celle ci n’est pas accueillante. Nous dégotons un hébergement hors de prix et sans doute la pire chambre de notre voyage en Amérique du Sud.

Nous passons la journée du lendemain à déprimer en observant les flux de touristes qui se rendent au Machu Picchu, nous ne savons pas pourquoi nous avons choisi de participer à ce tourisme de masse. Nous nous renseignons sur les chiffres et les voici : quand l’Unesco préconise moins de 2000 visiteurs (800 idéalement) par jour pour conserver le site qui menace de s’effondrer, ce sont en réalité plus de 3000 personnes qui assaillissent chaque jour la célèbre citadelle inca menacé de fermeture depuis plusieurs années. Cependant il faut être aveugle pour ne pas comprendre qu’au delà de l’aspect symbolique, c’est en réalité l’aspect financier qui l’emporte. Le Machu Picchu représente une énorme source de revenu pour le Pérou, estimée à près de 5 milliards de dollars par an… Pas négligeable !
De notre côté nous préférons ne pas y penser, la journée est banalisée, nous errons en ville, achetons nos tickets pour le lendemain et profitons de l’happy hour 1 acheté 3 offerts.

Nous avons choisi de gravir la montagne sacrée à pieds, le réveil sonne à 4h30 du matin. Je ne me sens pas très bien mais nous n’avons pas le choix ; les billets sont achetés, c’est aujourd’hui ou jamais. L’ascension est une formalité, si ce n’est que je me déleste de mes lasagnes ingurgitées la veille en chemin pour essayer d’aller mieux mais rien n’y fait. Le site ouvre à 6h, nous passons la barrière de sécurité à 6h30 et nous sommes déjà les 673èmes de la journée ! Nous faisons 3 fois le tour de la partie basse des ruines avant de comprendre qu’il existe un sens de visite ! Le site se remplit et nous commençons à faire la queue dans les allées, c’est pire que ce que nous pensions. Je vais de mal en pis et je décide à contre coeur d’abandonner Thibaut et Pauline direction les toilettes. Les deux courageux se dirigent vers la montania Machu Picchu qui domine majestueusement le site. Thibaut bat le record et atteint le sommet en 45 min, Pauline détient le record féminin avec à peine une heure d’ascension ! Pas peu fière d’elle, depuis ce jour Pauline à les chevilles qui gonflent, littéralement.

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Pour ma part je n’ai pas bougé sous peine de tomber dans les pommes, j’investi dans une petite bouteille d’eau à 2 euros 50 pour fêter le retour des champions et nous repartons à pieds direction Aguas Calientes. J’étais prête à payer plus de 28 dollars mon retour en train jusqu’à Hydroelectrica, heureusement le dernier train est déjà parti, c’est donc tous les trois que nous prenons la route du retour. Cette dernière ligne droite à un gout de fin plutôt plaisant. Nous serons de retour à Cuzco le lendemain pour notre plus grande joie et celle des enfants du propriétaire de l’auberge qui nous sautent au cou pour fêter notre retour. A l’odeur nous supposons que Miguel, 5 ans, ne s’est pas douché depuis notre départ mais nous sommes tout de mêmes ravis d’être ici !

Les premières photos du Pérou sont ici !

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