Bolivia, part one

Bolivie. Ses terres enclavées, ses habitants atypiques et ses villes poussiéreuses. Ca y est, nous sommes enfin dépaysés. Il faut dire que l’Argentine et le Chili étaient en un sens assez proches des pays européens : grandes surfaces (Carrefour !), centres commerciaux,… Nous arrivons donc à notre première étape bolivienne, la ville de Tupiza, ravis de ce changement. Cette ville est entourée de montagnes colorées et la poussière y est omniprésente. Nous y restons plusieurs jours dans le but de préparer notre séjour dans le fameux Salar d’Uyuni. Nous en profitons pour arpenter les rues de long en large, assister au défilé quotidien des enfants de la ville, fanfare et majorettes (c’est un joyeux bordel !), gouter les spécialités locales dans le marché désorganisé et admirer les boliviennes, les « cholas », dans leurs habits traditionnels : des jupons en veux-tu en voilà, une sorte de châle très coloré dans leur dos qui leur permet de porter tout et n’importe quoi (nourriture, vêtements, objets, enfants…), de longues tresses noires avec rajouts, le tout couronné d’un petit chapeau melon sans bottes de cuir qui tient sur leur tête on ne sait comment.

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La ville est également propice à une balade à cheval dans la cordillère, avec les montagnes rouges et oranges du pays. Ni une ni deux, nous profitons des services d’une agence et retrouvons Orlando, notre guide, qui nous désigne nos montures pour les trois prochaines heures. Thibaut, mâle de la bande oblige, se verra attribué le cheval le plus large. Qui dit large dit apparemment petit car le cheval de Thibaut s’apparente « presque » à un poney… ! Justine pourra monter le plus hargneux et moi un cheval blanc plutôt obéissant. Aucun blessé lors de cette randonnée, malgré notre inexpérience dans ce domaine, mais de sacrés frissons lorsque nos chevaux son partis au galop à la demande du guide, sans que nous puissions plus rien contrôler. Le cheval de Thibaut, qui était aussi le plus lent, arrivera quelques minutes après nous, sans se presser. De vrais Gauchos du dimanche !

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Nous passons le reste du temps à déguster les mets boliviens – soupe de cacahuètes, gelée au raisin, pique macho – et surtout à nous renseigner auprès de plusieurs agences afin d’organiser notre trek dans le Salar d’Uyuni. Après comparaison, nous partirons finalement avec l’agence Torres, la même que pour notre randonnée à cheval. Le rendez-vous est pris, nous partons le lendemain : nous sommes tout excités à l’idée de partir quelques jours à la découverte du Sud Lipez et du plus vaste désert de sel du monde. Nous nous retrouvons donc le lendemain devant l’agence et apprenons que nous partagerons notre 4×4 avec Annie, une jeune australienne, et faisons la connaissance de Jon, notre super-chauffeur. Une autre jeep nous suivra également de près, avec la cuisinière et les quatre joyeux lurons que nous avons appris à connaître au fur et à mesure de cette aventure : Marion, Sylvain, Charline et Thomas.
Les quatre jours suivants furent grandioses. Non seulement grâce aux paysages hors du commun que nous traversons dans le Sud Lipez tels que les canyons, montagnes colorées, lacs rouge et turquoise, geysers bouillonnants … mais également grâce aux nombreuses escales au milieu d’animaux tous plus mignons les uns que les autres : des colonies de lamas, vigognes, viscaches, flamants roses, ânes, … (NB : cette liste ne classe pas les animaux par ordre de préférence, car cela pourrait créer des tensions dans notre groupe). Nous avons eu la chance de pouvoir observer ces animaux de près, notamment les lamas qui, parfois, se bousculaient pour être au plus proche de nous (et sur les photos par la même occasion).

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Au programme également : bain dans des termes à plus de 30 degrés, visite de site archéologique incas – les viscaches nous auront cependant plus passionnées que les explications du guide -, courses effrénées dans le désert (Jon est un vrai pilote F1), traversée d’un chemin de fer perdu dans l’immensité du salar, karaoké multilangues dans la voiture, dégustation des plats que nous prépare Reina, notre cuisinière, nuits très fraîches dans les pueblos boliviens, jeux de cartes improvisés avec les copains (petit conflit interne sur les règles à suivre…), safari photo pour Justine que nous devons attendre plusieurs minutes le temps qu’elle prenne chaque animal en photo un par un, et malheureusement migraine prolongée pour Thibaut. L’altitude a dû jouer en notre défaveur, nous avons quand même atteint les 5 000 mètres (bonjour comment on était essoufflés après) !

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Puis, dernière nuit dans un hôtel constitué entièrement de sel –pour le plus grand plaisir de Justine, qui pour rappel, ne mange pas un plat sans saupoudrer ses aliments d’une tonne de sel-, et nous passons la dernière journée sur le Salar d’Uyuni. Grandiose.
Nous assistons au levé du soleil sur ce désert de sel alvéolé, visitons l’île Incahuasi, avec ses cactus de plusieurs mètres de haut, partageons le dernier petit déjeuner avec le groupe et ne passons pas à côté du fameux rituel de photos / perspectives, qui soit dit en passant, fut un échec dans notre cas.
En rentrant, nous nous arrêtons dans un cimetière de trains, qui n’a pas grand intérêt étant donné sa situation en pleine décharge géante. Mais cette dernière étape fut l’occasion pour Justine de chuter à nouveau, du haut d’une balançoire.

Fin du séjour. Notre état d’esprit match parfaitement avec la ville finale d’Uyuni : déprimante (cette ville n’est pas belle, c’est le point de départ principal pour les touristes du monde entier qui partent à la découverte du Salar). C’est un peu tristes que nous quittons Annie, Jon et sa jeep Hot Wheels, des souvenirs plein la tête.
Grosse étape de passée, nous partons dans la foulée pour Sucre (évitons les jeux de mots sur la transition salé – sucré !).

Avant de finir cet article, j’aimerai préciser qu’il a été très difficile pour nous de faire la sélection de photos car cela voulait dire faire un choix parmi les quelques 2000 photos d’animaux rencontrés pendant ces 4 jours. Le voyage a peut être pris un tournant animalier mais nous essayons de minimiser ce virage du mieux que possible. Pour les photos, c’est donc par ici !

Pauline

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